Les 3 coups de cœur du directeur

No Tongues | jeudi 17 novembre 20h30
Ce n’est pas le concert le plus facile à promouvoir dans la saison. Car ce n’est pas un récital de chansons, ni de thèmes mélodiques bien définis entrecoupés d’improvisations. C’est un spectacle sonore qui magnifie « la voix dans tous ses états » et qui rend hommage aux peuples du monde, aux petites gens, aux sans-grade. À ceux qui utilisent leurs cordes vocales de manière fonctionnelle dans son extrême plasticité, sans avoir le goût de plaire. C’est cette âpreté et cette dimension sociale que nous restitue très bien le quartet No Tongues. Leur concert est un jeu de va-et-vient entre les enregistrements de collectage, ces précieux témoignages, et ce qu’en entendent quatre garçons nantais sensibles à la notion de timbre, de structure sonore. Ils s’inspirent d’un langage sans apprêt pour nous emmener dans un voyage vraiment inattendu ! Les premières minutes du concert nous perturbent quelque peu. Puis on se laisse emporter par le mystère mais aussi l’incroyable familiarité de ces « voix du monde ».

Les petits doigts qui touchent – jeune public | dimanche 27 novembre 17h
C’est un peu le spectacle symbolique d’une saison dédiée à la transmission. Ce récit musical ouvragé d’une main de maître par Gérard Baraton, est l’histoire d’un apprentissage musical, d’une passion d’enfance. Elle dit la difficulté de devenir musicien quand on naît dans une famille nombreuse peu argentée. Elle dit l’amour mutuel d’un fils et d’un père. Elle dit la musique comme un besoin presque vital, une nécessité de l’existence. C’est beau, simple, évident. Doux sur la forme, tout en nous faisant subtilement ressentir la cruelle toile de fond des inégalités sociales. Baraton cueille petits et grands dans ce récit à la fois intime et universel.

‘ndiaz | jeudi 26 janvier 20h30
‘ndiaz est peut-être l’un des combos les plus novateurs dans ce que les musiques traditionnelles d’ici et d’ailleurs inspire aux créateurs bretons d’aujourd’hui. Bien sûr, on retrouve ces quatre-là dans beaucoup de groupes et ça peut parfois donner le tournis tant ils font feu de tout bois. Mais c’est peut-être dans ‘ndiaz que leur talent trouve sa pleine mesure. Pas simple de réunir quatre virtuoses dans un même groupe ! Ici ils s’équilibrent sans se neutraliser, ils s’émulent (oui ça existe) sans se contredire ou se parasiter. Ils créent une musique inventive et ludique, puissante et envoûtante. Une musique qu’ils ont beaucoup éprouvée en bal/fest-noz. Aujourd’hui j’ai hâte de l’entendre en concert !